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La restauration de l’église Sainte-Croix

DANS LE CADRE DE LA CONVENTION PATRIMOINE, SIGNÉE LE 18 AVRIL 2019 AVEC L’ÉTAT, LA VILLE DE PROVINS A DÉCIDÉ D’ENTAMER L’IMPORTANT CHANTIER DE RESTAURATION DE L’ÉGLISE SAINTE-CROIX, AIDÉ PAR LA RÉGION ET LE DÉPARTEMENT.

 

Une charte de 1154 atteste que la Chapelle des Ponts, peut-être dédiée à Saint Laurent, faisait partie des biens du monastère Saint-Ayoul. Bâtie entre 2 ruisseaux : les Auges et la Vicomté, sur un terrain inondable, cette Chapelle des Ponts prit dès le XIIe siècle, le titre de Sainte-Croix, en lien avec l’arrivée d’une relique envoyée d’Orient par un Comte de Champagne, Henri I ou Henri II.

Dès le XIIIe siècle, Sainte-Croix fut érigée en paroisse sous Thibault IV. Vers 1234, lors de cet avènement, la nef fut reconstruite.

Ces deux évènements furent certainement provoqués par la croissance de la Ville-basse : c’est à cette époque que les artisans drapiers, tisserands, foulons, teinturiers se groupent dans le quartier bordé par le Dur teint.

Cependant, rien n’atteste que l’église est exiguë, elle possédait déjà un transept surmonté d’une tour qui existent encore.

Malgré les guerres, les disettes, un incendie en 1509, de terribles inondations en 1511 où l’eau monta au dessus du maître-autel, on éprouva le besoin d’agrandir cette église. On refit le collatéral Nord et sa surface fut doublée comme à Saint-Ayoul.

On a travaillé de 1510 à 1581, refaisant le chœur, les chapelles collatérales ainsi qu’un double déambulatoire et des vitraux, mais alors qu’une voûte d’ogives était prévue, on couvre d’un simple berceau de bois qui sera orné de peintures.

Cette église étant installée sur un terrain inondable donc instable, il est possible qu’un tel berceau fut monté dès le XIIIe siècle sur des murs incapables de résister aux poussées d’une voûte : il n’existe à aucune époque mention de croisée d’ogives.

De très fréquentes inondations obligèrent à surélever le pavement, en 1635. Les réfections successives du niveau du sol ont enterré les piles de la nef de près d’un mètre.

En 1718, opération délicate, les arcades de la croisée du transept sont surhaussées pour dégager la vue du chœur. L’année suivante, 3 couches de chaux vive blanchissent le chœur puis l’église entière. Un nouvel autel est commandé, le carrelage refait, les balustrades de bois qui séparaient le chœur de la croisée sont remplacées par des grilles de fer.

Un porche bâti devant la façade en 1635, fut démoli en 1769. Encore à cette époque, le ruisseau de La Vicomté passait à découvert devant la grande porte, il fut bordé d’un mur en 1719.

La Révolution ne mutila pas trop cet édifice mais le réutilisa : la nef devint fabrique de salpêtre, le chœur se transforma en Temple décadaire.

On y vénérait La Raison sous la forme d’une statue de bois de Sainte Marguerite, extraite du couvent des Cordeliers. Passée au rang de simple oratoire en 1791, l’église Sainte-Croix retrouva son titre de paroisse grâce à la demande du Conseil municipal de thermidor an 12 qui aspirait au rétablissement de ses trois paroisses : Saint-Quiriace en Ville-haute et Saint-Ayoul et Sainte-Croix en Ville-basse.

Ne suivront que quelques restaurations :

en 1836, la voûte de la croisée du transept s’écroule ; en 1855, on refait la flèche du clocher ; en 1886-87, on installe une voûte en carreaux de plâtre au dessus de la nef, du transept, puis du chœur.

En façade, le portail central est daté de la fin du XVIe siècle, une vaste fenêtre est ouverte au dessus, le portail Nord est de style gothique flamboyant, incluant 2 portraits de style Renaissance.

L’Eglise Sainte-Croix était la plus grande église paroissiale de Provins. Classée Monuments historiques depuis 1918, elle a conservé l’ensemble de ses dispositions anciennes, avec un mobilier, un décor et des objets d’art de grande qualité.

L’église Sainte-Croix est fermée au public depuis le milieu des années 80.

Elle présente des désordres de structure considérables provenant de l’hétérogénéité de son architecture et d’un sous-sol constitué d’une vingtaine de mètres de tourbe instable.

En dépit des travaux qui se sont succédés jusqu’au début du XIXe siècle, l’instabilité du clocher menaçait réellement le monument. Le basculement de l’angle sud-est du chevet avait atteint un point critique. Les vitraux les plus précieux de l’église furent donc déposés et des étais mis en place sous la croisée du transept et dans les arcades attenantes, ainsi que dans la partie sud-est du chevet.

A la suite d’une étude de la Conservation Régionale des Monuments Historiques d'Île-de-France, les premiers travaux de consolidation furent effectués entre 1982 et 1985, avec des travaux de maçonnerie et une reprise en sous-œuvre partielle, effectuée au moyen de micropieux. Ces interventions ont permis la stabilisation des superstructures du clocher, la dépose d’une partie des étais, et un début de révision des maçonneries du bas-côté sud de la nef.

Malgré une relative stabilisation des désordres de structure, l’église présente aujourd’hui un aspect extérieur et des dispositions intérieures dégradés.

Aujourd’hui les travaux réalisés depuis plus de quinze ans sur les autres monuments de la ville permettent de réenvisager une intervention raisonnée sur l’église Sainte-Croix. C’est pourquoi, une étude a été commandée pour dresser un bilan de la situation de l’édifice (stabilité, état général des maçonneries, des sols, des toitures, des vitraux, du décor intérieur…), afin de proposer un programme complet de remise en état du monument, et de réouverture au public.

 

 

 

Zoom sur la 1re tranche de travaux

Ces travaux concernent la restauration du bas-côté nord et débuteront fin 2021. Ils portent notamment sur :

• La restauration ou le rétablissement des têtes de contrefort,

• La remise en état des chaperons des pignons et des fleurons sommitaux, des parements extérieurs, de la vis d’escalier d’accès aux combles, des réseaux des fenêtres en calcaire du Bassin parisien,

• La restauration du portail par un restaurateur spécialisé,

• La restauration des vantaux et des vitraux du XIXe siècle du portail en dépose-repose,

• La restauration de la charpente,

• La réfection de la couverture en tuiles plates, des descentes d’eau en cuivre, des noues et du chéneau,

• La remise en état des parements intérieurs par un restaurateur spécialisé et application d’un badigeon.

Cette première tranche de travaux représente un coût total de 1 140 000 €

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