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Commémoration

Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918

La Ville de Provins, les autorités civiles et militaires et les associations patriotiques ont commémoré le centenaire de la fin de la Grande Guerre.

 

Près de 500 personnes ont participé à cette commémoration à laquelle ont largement contribué les élèves des établissements scolaires de Provins, le Chœur du Montois et du Provinois et l’Harmonie municipale.

Après une cérémonie au Monument aux morts du square de Verdun, l’hommage s’est poursuivi au Carré militaire de la Ville Haute au cours duquel le maire de Provins, Olivier Lavenka, a prononcé l’allocution suivante :

« Nous avons, ensemble ce matin, honoré les 331 soldats provinois morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale.

Leurs noms, prénoms sont gravés depuis 1921, et pour l'éternité sur le socle sacré du Monument aux Morts de Provins.

Nous sommes maintenant ici, face à 113 sépultures, au cœur du Carré militaire du cimetière de la Ville Haute. 111 soldats français, 1 soldat écossais et 1 soldat inconnu qui sont morts au champ d'honneur et dont le destin a voulu qu'ils reposent ici pour toujours.

Provins n'a miraculeusement subi aucune destruction patrimoniale majeure durant la Grande Guerre. Elle a pour tant été au cœur de cette guerre, du premier au dernier jour.

Rappelons-nous que le 6 septembre 1914, les troupes du 18e corps d'armée font preuve d'une solidité de fer qui permettra de reprendre Montceaux-les-Provins, considéré comme un centre de résistance de l'Armée du Reich. Une autre issue aurait sans doute changé le cours de la guerre et Provins aurait été occupé.

Elle ne le sera jamais.

Ville de garnison où transitent de si nombreux soldats, Provins sera pendant 4 ans une base arrière.

5 hôpitaux de guerre fonctionneront de manière ininterrompue à Provins. Au château de Saint-Ayoul, à l'Hôtel Dieu, au Collège municipal des garçons devenu le lycée Thibaut, rue des Jacobins et au quartier Delort, ce ne sont pas moins de 1 000 lits qui sont à la disposition de nos Armées, dont 700 sur le seul quartier Delort.

Plusieurs dizaines de milliers de soldats ont été soignés, sauvés ou sont morts dans ces hôpitaux qui ont marqué à vie les provinois tant les douleurs et les souffrances y ont été vives.

Provins, ce sera aussi le siège du Grand Quartier Général du 26 mars 1918 au 30 novembre 1918.

Alors que le GQG a dû quitter précipitamment Compiègne le 21 mars 1918 face à une des dernières offensives de l'Armée allemande, Provins est le lieu parfait pour l'accueillir. Près de Paris, cela assure une capacité de liaison avec le Gouvernement. Le Grand Quartier Général assura le commandement de l'ensemble du corps de bataille français. Il sera le lieu névralgique où seront prises les toutes dernières décisions qui assureront la victoire.

La victoire militaire de la France et de ses Alliés sans lesquels rien n'aurait été possible.

Une victoire après 4 années terribles.

Car lorsqu'éclate, au cœur de l'été 1914, cette guerre qui n'est pas encore la Grande Guerre, la France et les Français pensent qu'ils pourront, rapidement, avant les vendanges peut-être, refermer la si longue parenthèse ouverte en 1870 avec la défaite de Sedan. Cette défaite fut une humiliation et une amputation. La France avait perdu l'Alsace-Moselle.

Les soldats qui répondent à l'Ordre de mobilisation générale sont tous nés après 1870. Tous ont été des enfants de l'école de Jules Ferry. Tous ont lu, relu encore le Tour de France par 2 enfants. Ce livre emblématique qui, au fil des voyages de 2 jeunes frères, venus d'Alsace, a façonné une génération entière qui a appris à aimer, profondément, la France. Ils avaient l'amour de la Patrie chevillé au corps. Ils étaient prêts à combattre.

Des centaines de milliers de jeunes hommes, les si fameux conscrits de la classe 1913 vont se mélanger à des centaines de milliers de soldats mobilisés.

En 1913, le 7 août, le Parlement avait décidé d'allonger le service militaire. Ce serait 3 années désormais car le pays pressentait la montée inexorable des périls.

1 an à peine plus tard, la poudrière des Balkans, allait embraser l'Europe entière et bientôt le monde. L'embraser pendant 50 longs mois qui vont saigner l'Europe et la France.

Au cœur de cet été 14, le destin d'un pays et de millions de Français, qui ne le savent pas encore, va basculer sur l'autel d'une guerre totale. Une guerre totale dont la France sortira victorieuse, mais si profondément abimée.

Abimée par la mort d'un million cinq cent mille soldats.

Abimée par le désespoir et le deuil portés par tant de veuves et de pupilles de la Nation.

Abimée par des millions de blessés, de mutilés, d'estropiés qui ont vécu l’épreuve du feu et qui vivront, pendant des années, des souffrances physiques et morales inouïes.

Abimée enfin car les miraculés vivaient souvent avec douleur les regards d'un corps social qui considérait parfois que les vrais héros étaient finalement ceux qui n'étaient pas revenus.

Ce qu'ont vécu les Français, à ce moment précis de notre histoire, est insupportable.

Comment, en ce 11 novembre, ne pas songer à ces héros qui ont servi la Patrie. Comment ne pas songer à leur don de soi, à ce qu'ils ont enduré.

A ce moment de l'histoire européenne, de l'histoire de la relation franco-allemande aussi, des voix s'élèvent pour n'envisager l'Armistice que sous le signe de la réconciliation et de la Paix.

C'est indispensable pour l’idéal européen et l’avenir des jeunes générations, mais ce 11 Novembre, dans la mémoire française, est bien plus que cela.

C'est le jour d'une victoire militaire, le jour où les soldats de l'Armée française ont été, au prix de sacrifices si cruels, victorieux. Ne l'oublions pas car leur sacrifice n'a pas été en vain et ne doit pas le devenir aux yeux des Français.

Il nous revient finalement, en ce jour sacré, dans toutes les communes de France, un siècle jour pour jour, heure pour heure, après l’Armistice, de faire vivre le lien indestructible entre ces soldats victorieux et l'Armée d'aujourd'hui.

Entre ceux qui ont combattu hier et ceux qui défendent aujourd'hui les valeurs de la République. Ce lien, nous devons y veiller scrupuleusement car c'est à ce prix, celui de la filiation entre tous les combattants, que la France et les Français sauront demain, si c'est nécessaire, accepter le prix du sacrifice.

Auraient-ils, nos Poilus, lors de la terrible bataille du 22 août 1914, dans la Marne, à Verdun, dans la Somme, au chemin des Dames, accepté ces sacrifices s'ils n'avaient pas conscience de faire quelque chose de plus grand qu'eux-mêmes ?

Ce qui est plus grand qu'eux, c'est évidement la Patrie, la France, ce pays qui les obligeait, les dépassait et les transcendait.

Puissent-ils demeurer, demain comme hier et aujourd'hui, des exemples pour le pays tout entier. Des exemples qui inspirent le respect, l’admiration et la fierté d’un pays tout entier ».

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